Future mamanQuelles précautions prendre pour une sexualité sans risque durant la grossesse ?

Quelles précautions prendre pour une sexualité sans risque durant la grossesse ?

Pendant la grossesse, il est tout à fait possible de continuer à avoir une vie sexuelle épanouie, à condition de prendre quelques précautions. Mais comment vivre sereinement votre sexualité durant cette période si particulière ? Vous verrez que moyennant quelques adaptations, le plaisir peut rester au rendez-vous pendant ces 9 mois.

Se rassurer sur l’innocuité des rapports sexuels

Aucune étude ne prouve que l’orgasme est dangereux lors d’une grossesse à risque. Comme l’explique la Dre Diane Winaver, gynécologue, “on peut supposer que non, car l’orgasme apporte du bon. Lorsque la femme ne souffre pas, il n’y a aucune raison que le fœtus souffre”. Profitez donc des bienfaits de l’orgasme pendant votre grossesse, comme la relaxation, le soulagement des tensions et le bien-être général. Par exemple, pratiquez des exercices de respiration et de relaxation pour vous détendre et faciliter l’orgasme.

Sachez que l’orgasme stimule la production d’ocytocine, l’hormone du bonheur, bénéfique pour vous et votre bébé. Les contractions vaginales lors de l’orgasme permettent aussi de tonifier votre périnée et préparer votre corps à l’accouchement. N’hésitez pas à explorer la sexualité sans pénétration, comme les caresses et la stimulation du clitoris, si la pénétration devient inconfortable.

Le bébé ne souffre pas si la maman ne ressent pas de douleur

Rassurez-vous, votre bébé ne ressent aucune douleur lors de vos rapports sexuels et orgasmes. Comme l’indique la Dre Diane Winaver, “le fœtus ressent les réactions physiologiques et mécaniques de l’orgasme maternel, comme l’accélération du rythme cardiaque et de la respiration”. Mais il bénéficie aussi “des substances responsables du plaisir et du bien-être sécrétées lors de l’orgasme, comme la dopamine et l’ocytocine”.

Votre bébé n’est donc pas conscient de votre plaisir sexuel, mais est sensible à vos mouvements et émotions positives. Tant que vous ne ressentez pas de gêne ou douleur, il n’y a aucune raison de vous inquiéter. Écoutez les réactions de votre corps et adaptez vos positions en fonction de votre confort. Privilégiez celles évitant toute pression sur le ventre et l’utérus.

“L’orgasme entraîne de nombreuses réactions physiologiques et mécaniques que le fœtus ressent. Mécaniquement, votre cœur bat plus vite et plus fort, votre respiration s’accélère, votre pression artérielle monte et le plancher pelvien (vagin, col, utérus…) subit des contractions à pulsations rapides et involontaires.” – Dre Diane Winaver, gynécologue.

Reconnaître les signes d’alerte nécessitant une consultation

Restez attentive aux signaux de votre corps pendant la grossesse. Si votre col est ouvert ou descend trop bas, il est préférable d’éviter toute pénétration vaginale, y compris avec des sextoys. Cela pourrait augmenter le risque d’infection et fragiliser le col de l’utérus. Privilégiez plutôt des rapports non pénétratifs, comme les caresses et la stimulation externe.

N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou sage-femme. Ils pourront vous informer de l’état de votre col et vous guider vers des pratiques adaptées. En cas de doute, mieux vaut s’abstenir et opter pour d’autres façons d’exprimer votre intimité, comme les massages sensuels ou le sexe oral. Votre sécurité et celle de votre bébé sont les priorités.

Être à l’écoute des réactions de son corps

Durant la grossesse, votre corps subit de nombreux changements qui peuvent affecter votre confort pendant les rapports sexuels. Certaines positions deviennent plus difficiles avec l’évolution de votre ventre. Certaines zones, comme les seins, peuvent être hypersensibles. Soyez donc attentive aux signaux de votre corps.

Si vous ressentez une gêne, une douleur ou simplement un inconfort, n’hésitez pas à adapter vos pratiques. Parlez-en ouvertement à votre partenaire pour trouver ensemble des alternatives qui vous conviennent à tous les deux. Explorez de nouvelles positions, comme la position latérale ou la levrette, qui évitent toute pression abdominale. Utilisez des coussins pour soutenir votre ventre et améliorer votre confort. Écoutez vos envies et vos limites, elles peuvent évoluer au fil des mois. L’essentiel est de maintenir une communication bienveillante dans votre couple.

Source : Shutterstock – Par NDAB Creativity

Se protéger des infections sexuellement transmissibles

Pendant la grossesse, protégez-vous contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Celles-ci peuvent avoir de graves conséquences sur le développement de votre bébé. Certaines IST, comme la syphilis ou l’herpès génital, augmentent les risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou de malformations congénitales.

D’autres, comme la chlamydia ou la gonorrhée, peuvent être transmises à l’enfant lors de l’accouchement et provoquer des infections oculaires ou pulmonaires. Même si vous avez un partenaire stable, un dépistage en début de grossesse est recommandé. Si vous avez un nouveau partenaire, l’utilisation du préservatif est indispensable jusqu’à ce que vous ayez tous les deux effectué un dépistage.

Le préservatif reste le moyen le plus fiable de protection

Le préservatif masculin ou féminin reste la méthode la plus efficace pour prévenir la transmission des IST pendant la grossesse. Utilisez-le systématiquement lors de rapports sexuels avec pénétration vaginale, anale ou de sexe oral, surtout avec un nouveau partenaire dont vous ne connaissez pas le statut sérologique.

Pensez aussi à vous protéger lors de l’utilisation de sextoys, en les nettoyant soigneusement et en les recouvrant d’un préservatif avant chaque usage. Discutez ouvertement avec votre partenaire de l’importance de cette protection, pour votre santé et celle de votre futur bébé. Un dépistage régulier des IST fait aussi partie du suivi de grossesse recommandé. Votre médecin ou sage-femme pourront vous conseiller et répondre à toutes vos questions à ce sujet.

Oser aborder sa sexualité avec son médecin ou sa sage-femme

Votre corps traverse de nombreux bouleversements pendant ces 9 mois. Les changements hormonaux, en particulier, peuvent avoir un impact sur votre libido et votre sexualité. Une montée de progestérone en début de grossesse provoque souvent une baisse de désir. À l’inverse, le pic d’œstrogènes du 2e trimestre stimule fréquemment les envies sexuelles.

N’hésitez pas à interroger votre médecin ou votre sage-femme sur ces changements et leurs effets. Ils pourront vous expliquer les mécanismes en jeu et vous rassurer sur le caractère normal de ces variations. Demandez-leur aussi conseil sur la façon de vivre au mieux votre intimité pendant cette période si particulière. Ils sauront vous orienter vers des pratiques adaptées à chaque stade de votre grossesse. Camille a ainsi pu découvrir de nouvelles façons de partager des moments sensuels avec son conjoint malgré sa baisse de libido initiale.

Solliciter des conseils en cas de doute ou d’inconfort

Votre suivi médical est l’occasion parfaite pour évoquer vos éventuels doutes ou inconforts concernant votre sexualité. Votre médecin ou votre sage-femme sont là pour vous écouter avec bienveillance et répondre à vos interrogations en toute confidentialité. Leur expérience leur permet de vous prodiguer des conseils personnalisés.

Peut-être appréhendez-vous certaines positions par peur de blesser le bébé ? Ils vous rassureront sur les pratiques à privilégier ou à éviter selon l’avancée de votre grossesse. Vous rencontrez des douleurs pendant les rapports ? Ils vous guideront vers des solutions, comme l’usage de gel lubrifiant en cas de sécheresse vaginale.

Rebecca
Maman d'un petit garçon et complètement bouleversée par la maternité, je souhaite partager mes connaissances acquises et mes conseils aux mamans en devenir.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici