Les aliments qui freinent la production de lait maternel

Jeune mamanAllaitementLes aliments qui freinent la production de lait maternel

Pour prendre du poids correctement, un bébé doit recevoir la nourriture dont il a besoin. S’il est allaité, la production de lait maternel est déterminante pour son développement. Or, celle-ci peut être affectée par différents facteurs. Elle est notamment susceptible de diminuer à cause de certains aliments. Il est important de les connaître pour pouvoir les éviter durant l’allaitement.

Les aliments qui diminuent la lactation

En raison de leur effet anti-galactogène, plusieurs produits sont à exclure de votre alimentation durant l’allaitement. Tel est le cas de la sauge. Cette plante aux multiples vertus médicinales est fréquemment utilisée pour préparer des tisanes. Elle permet entre autres de réduire les ballonnements et de soulager les brûlures d’estomac. C’est aussi un excellent régulateur du cycle menstruel. La sauge est en revanche connue pour réduire la lactation. D’ailleurs, nombre de femmes allaitantes y ont recours en cas de surproduction de lait maternel ou au moment de sevrer leur bébé. Il est donc préférable d’éviter cette plante durant l’allaitement à moins que vous soyez concernée par les 2 situations évoquées précédemment.

Les aliments suivants figurent aussi parmi ceux qui freinent la production de lait maternel :

  • Le persil ;
  • La menthe ;
  • L’oseille ;
  • L’aneth ;
  • La pervenche.

La médecine naturelle préconise ces plantes aux femmes allaitantes qui rencontrent souvent des problèmes d’engorgement pour réduire leur production de lait maternel. Elles sont aussi recommandées au moment du sevrage d’un enfant. De ce fait, il est déconseillé de manger du persil, de la menthe, de l’oseille, etc. en grande quantité durant l’allaitement si vous ne souhaitez pas encore l’arrêter. Évitez particulièrement d’en consommer sous forme de tisane.

Les aliments à consommer avec modération

La mise en place de l’allaitement risque d’être considérée comme contraignante si elle implique de trop nombreuses privations. Pour éviter cela, autorisez-vous quelques petits plaisirs de temps à autre. Vous pouvez par exemple consommer du poisson jusqu’à 2 fois par semaine si vous en raffolez. Privilégiez néanmoins les produits qui font l’objet d’un label de qualité. Évitez aussi de préférence les poissons prédateurs comme l’espadon, le marlin, le thon, etc. Ils présentent une forte teneur en métaux lourds, car les substances toxiques qui ont contaminé leurs proies viennent s’ajouter à celles qu’ils ont eux-mêmes ingérées au cours de leur vie.

La consommation d’alcool est aussi envisageable à condition qu’elle soit modérée et occasionnelle. En effet, cette substance passe dans le lait maternel. En cas de consommation abusive, la santé de votre bébé risque d’être impactée. L’alcool est notamment connu pour ralentir le développement moteur du nourrisson. Certaines études ont aussi avancé qu’il favorise l’apparition de troubles du spectre de l’autisme. Si vous prévoyez de prendre un verre, pensez à allaiter votre bébé au préalable en vous assurant qu’il est bien rassasié. Par précaution, vous pouvez aussi tirer votre lait. Après la consommation d’alcool, attendez au moins 2 heures avant de donner de nouveau le sein à votre enfant. De cette manière, votre organisme aura eu le temps d’éliminer l’alcool que vous avez ingéré.

Source : Shutterstok -,Par fizkes

En outre, vous pouvez boire des sodas durant l’allaitement, car ils renferment une quantité de caféine moins élevée que le café ou le thé. Gardez toutefois à l’esprit que ces boissons contiennent beaucoup de sucre. Il est donc déconseillé d’en abuser.

Limiter les aliments épicés ou au goût fort

Il est conseillé de varier votre alimentation durant l’allaitement pour faire découvrir différentes saveurs à votre bébé et l’initier à la diversification alimentaire dès son plus jeune âge. Néanmoins, certains aliments ont pour effet de donner au lait maternel un goût particulier qui risque de dissuader votre enfant de prendre le sein. Il est de ce fait préférable de limiter les aliments épicés même s’ils ne présentent aucun risque pour la santé de votre bébé. La consommation d’aliments au goût fort doit également être réduite au cours de l’allaitement. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment :

  • Le chou ;
  • Le brocoli ;
  • L’ail ;
  • Les oignons ;
  • Les asperges ;
  • Les artichauts ;
  • Les poireaux.

Les effets de l’alimentation sur la digestion de bébé

Selon certaines personnes, l’alimentation de sa mère peut entraîner des troubles digestifs chez un bébé allaité. Aucune preuve scientifique n’affirme cependant cette hypothèse. Il est en revanche prouvé que les bébés nourris au sein souffrent moins de problèmes digestifs que ceux qui prennent le biberon. Dans un cas comme dans l’autre, ces troubles résultent essentiellement du fait que leur système n’est pas encore totalement fonctionnel.

Quelquefois, les troubles digestifs d’un bébé sont la manifestation d’une allergie à un aliment ingéré par sa mère. Dans ce type de situation, il convient d’éviter le produit en question durant quelques jours pour observer l’évolution de l’état de l’enfant. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à demander l’avis d’un professionnel de santé.

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